Langue et communication : Vendredi 10 Avril 2020
L’expression de la conséquence 2.
3ème année collégiale.
A Observe ce qui suit :
Soient
les phrases suivantes :
A) Tu es fort, donc tu peux soulever cette
table.
B) Vous êtes sages, c’est pourquoi nous pouvons compter sur vous.
Et on te
dit de la réécrire en utilisant (…assez…pour…/ …suffisamment…pour…).
Tu
écriras donc :
A) Tu es suffisamment fort pour pouvoir soulever cette
table.
A) Tu es assez fort pour pouvoir soulever cette
table.
B) Vous
êtes suffisamment
sages pour que
nous puissions compter sur vous.
B) Vous
êtes assez sages pour que nous puissions compter sur vous.
Mais comment
avons-nous effectué ces transformations ?
Dans la phrase
A, les deux propositions ont le même sujet ‘tu’.
Donc, quand on
utilise ‘…assez…pour…’ et
‘…suffisamment…pour…’,
il faut d’abord s’assurer
si on a le
même sujet ou deux sujets différents. Si on a le même sujet, on met le
verbe de la
proposition subordonnée circonstancielle de conséquence à l’infinitif.
Dans la
phrase B, nous avons deux sujets différents :’Vous’
et ‘nous’. C’est pour
cela que
nous avons utilisé ‘ …assez…pour que…’ et ‘…suffisamment…pour que…’)
et nous
avons mis le verbe de la proposition subordonnée
circonstancielle de
conséquence
au subjonctif.
B Observe ces phrases :
C) L’athlète
est très fatigué, en conséquence
il ne peut pas
continuer la course.
D) Tu pales très bas, c’est pourquoi tes camarades
ne peuvent pas t’entendre.
E) Ce
garçon est très sincère, alors on peut le croire.
Les phrases
C, D et F expriment la conséquence comme nous
pouvons le remarquer.
Les moyens
employés sont des coordonnants que nous
pouvons remplacer par les
autres coordonnants, et les
autres subordonnants que nous avons vus dans
la leçon 1.
Il existe
d’autres subordonnants de conséquence, parmi lesquels nous allons utiliser
deux :
(…trop….pour…)
et (…trop…pour
que…).Nous écrirons donc :
C) L’athlète est trop fatigué pour pouvoir continuer la course.
Nous avons remplacé ‘très’ par ‘trop’ ;
nous avons utilisé le contraire de la
conséquence au mode
infinitif, parce que nous avons le même sujet ‘L’athlète’
et
‘il’. La conséquence,
c’est : « il ne peut pas continuer la course ».Son
contraire, c’est :
« il peut continuer la course ». Cela veut dire
que nous sommes passés de la forme
négative à
la forme affirmative. Ensuite, nous avons mis le verbe à l’infinitif et cela
donne : « pouvoir
continuer la course ».
D) Tu parles
trop bas pour que tes camarades puissent t’entendre.
Dans la
phrase D, nous avons deux sujets différents, c’est pour cela que nous avons
utilisé :
« …trop…pour
que… » et nous avons mis le verbe de la
conséquence au
mode subjonctif, sans oublier que nous avons employé
le contraire de la conséquence
en
supprimant la négation.
E) Ce
garçon est trop sincère
pour qu’on
ne puisse pas le croire.
Dans la
phrase E, nous avons procédé de la même manière que dans la phrase D. La
seule
différence, c’est que nous avons trouvé le contraire de la conséquence en
passant
cette fois de la forme affirmative à la forme négative. « on peut le croire »
devient « on ne peut
pas le croire » et parce que nous avons deux sujets différents,
nous
avons mis le verbe au subjonctif, ce
qui devient « ne puisse pas le croire ».
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